DANS LA PEAU DU TIMIDE
une journée normale
07:00
hello, good morning
Le réveil sonne, et déjà, une légère appréhension : "Avec qui vais-je devoir parler aujourd’hui ?
Et si on me posait une question à laquelle je ne sais pas répondre ?"
S'habiller en ne pensant qu'à une chose : se fondre dans la masse et ne pas se mettre trop en avant.
10:30
vouloir parler, mais hésiter longuement
Les idées sont là, j'ai la bonne réponse en tête mais prendre la parole devant tout le monde semble insurmontable. Le coeur bat, les jambes tremblent... "Et si je bafouille ? Si les autres se moquent ?"
Finalement, rester silencieux.se, même si l’envie de s’exprimer est présente.
13:00
les interactions, un défi permanent
La pause déjeuner approche : "Avec qui vais-je m’asseoir ? Et si je me retrouvais seul.e ?" Observer les autres, espérer être inclus.e sans avoir à le demander. Lorsqu’une discussion s’engage, la peur de dire quelque chose de maladroit est omniprésente.
Rougir, baisser les yeux, balbutier quand on ose : les tracas du quotidien.
19:00
refaire le film de la journée
De retour chez soi, un soulagement. Mais le cerveau continue de tourner : "Pourquoi ai-je rougi quand on m’a parlé ? Est-ce que j’ai dit quelque chose de bizarre ? J’aurais dû répondre autrement…" Revivre chaque moment social en quête de ce qui aurait pu être mieux.
22:00
appréhension du lendemain
Lutter contre l’angoisse des nouvelles interactions à venir. "Et si demain on me mettait en avant ? Comment éviter ces situations gênantes ?" S’endormir en espérant être plus à l’aise avec le temps.

EN BREF
La timidité est un état de gêne ou de malaise ressenti en présence d’autrui, notamment dans des situations nouvelles ou imprévisibles.
Elle se manifeste par un désir d’interaction limité par la peur d’être jugé ou rejeté. Le timide a tendance à se retirer ou à éviter de prendre des initiatives, bien qu’il souhaite échanger.
La timidité peut devenir chronique, mais avec le temps, les timides apprennent à gérer cette gêne, même s’ils continuent de ressentir les mêmes émotions.
Ce comportement se manifeste par un discours plus lent, une tendance à éviter le contact visuel, et un manque de confiance en soi dans des situations sociales.
Toutefois, dans des environnements familiers, les timides peuvent être parfaitement à l’aise.
Et vous, comment vous manifestez votre timidité ?
selon Christophe André, écrivain, psychiatre et psychothérapeute
def. timidité
VOUS AVEZ PEUT-ÊTRE BESOIN DE...
Apprivoiser vos émotions pour qu’elles ne vous contrôlent plus
Vous avez peut-être besoin d'apprendre à gérer et à comprendre vos émotions dans les situations où vous vous sentez timide, afin de ne pas laisser la peur de l'inconnu ou du jugement vous envahir.
Découvrir toutes vos facettes et les aimer
Vous avez peut-être besoin de prendre conscience de vos qualités, même si vous avez du mal à vous montrer ou à prendre la parole. L’acceptation de votre timidité comme une partie de vous vous aidera à vous aimer tel que vous êtes.
Mieux comprendre et gérer votre énergie
Vous avez peut-être besoin de trouver des stratégies pour équilibrer les moments de solitude, qui vous ressourcent, avec des moments d’interactions sociales, afin de ne pas vous épuiser émotionnellement.
Vous avez peut-être besoin d’apprendre à dire non ou à vous affirmer dans des situations où vous vous sentez sous pression sociale, pour ne pas vous laisser envahir ou manipuler par les autres.
Développer des relations alignées et sereines
Vous avez peut-être besoin de créer des liens plus profonds, dans des contextes où vous vous sentez plus à l’aise, et d’apprendre à initier des interactions avec des personnes qui vous comprennent et vous respectent.
Trouver votre voie et vous épanouir pleinement
Vous avez peut-être besoin d’être plus confiant.e dans vos choix, en vous permettant de vous exprimer pleinement sans avoir peur d’être jugé.e.